• La Maison vide

    Un piano-fantôme, des rébellions au féminin pluriel, un phrasé unique... Ça déménage tout en maestria dans la maison vide de Laurent Mauvignier.

  • Put Your Soul on Your Hand and Walk

    "Quand tu sors à Gaza, tu mets ton âme dans ta main et tu marches"... La jeune photographe Fatma Hassouna a noué un lien à distance avec la réalisatrice Sepideh Farsi avant d'être tuée par une frappe israélienne. "Put Your Soul on Your Hand and Walk" nous laisse ses derniers sourires. 

  • À l'assaut du réel

    C'est la suite du déjà si génial "Apocalypse Cognitive"... Dans son nouvel essai, Gérald Bronner gamberge sur les avatars de la "pensée désirante" à l'ère de la "post-réalité" et sous l'empire de nouveaux mondes numériques. Passionnant et percutant.

  • Oui

    Ce "Oui" à tout, y compris à ce qui avilit... À l'ombre de Gaza et de la musique de Thelonious Monk, l'Israélien Nadav Lapid signe un récit puissant, convulsif et désespérant. On n'est pas prêt de s'en remettre.

  • Nino

    Entre un diagnostic qui n'est pas de son âge et le début de son traitement trois jours plus tard, Nino flotte comme en apnée devant la caméra si tactile de Pauline Loquès. Résultat: un diamant brut de sensibilité au diapason des masculinités contemporaines.

  • Sirât

    Rave party, désert, convoi et champ de mines...  "Sirât", d'Oliver Laxe, déploie tous les attraits d'un grand film post-apocalyptique structuré par sa bande sonore. Prix du Jury à Cannes.

  • Le livre de Kells

    Puisant dans son passé de jeune miséreux à Paris avant sa rencontre décisive avec les maoïstes de la Gauche prolétarienne, Sorj Chalandon trouve le ton juste. Avec déjà un avant-goût d'Irlande.

  • Kolkhoze

    Du grand art, une fois de plus... Désossant l'image publique de sa mère, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse (1929-2023), Emmanuel Carrère en exhume la vérité poignante tout en réglant au passage quelques comptes avec une autre mère, "la mère Russie".

  • Valeur sentimentale

    Bergman d’un côté, Ibsen de l’autre… En dépit de ce double parrainage et d’un Grand prix du jury à Cannes, Joachim Trier n’insuffle qu’une molle délicatesse à ses déchirures familiales. 

  • Tardes de soledad

    Les quelques mauvais échos rencontrés lors de la sortie en salles de "Tardes de soledad" cachaient en réalité un grand film. Au gré d'une mise en scène aux accents pasoliniens, Albert Serra désarticule puissamment le rituel masculiniste de la corrida.

  • Quand Alain Decaux racontait...

    Il regardait les téléspectateurs droit dans les yeux, mais sans œillères. Véritable légende de la télévision, Alain Decaux aurait eu cent ans ce 23 juillet. Vibrant au souvenir de Louise Michel, il était moins à l'aise au regard de périodes plus contemporaines.