• Sonny Rollins, c'était aussi un souffle moral...

    Au soir de sa vie, Sonny Rollins (1930-2026) semblait jouer une autre partition : celle du recul, de la nuance et d’une sérénité qui forçait l'admiration, notamment lorsque le “colosse du saxophone” avait offert au "New Yorker" une parole sublimement respirable.

  • Autofiction

    Parfois hésitant, mais de plus en plus prenant au fil du récit, le nouveau Almodóvar finit par nous happer dans ses sortilèges entre fiction et réel… Si panne d’inspiration il y a, elle se révèle plus féconde qu’on ne l’imaginait. En compétition à Cannes.

  • L'Être aimé

    Entre "Valeur sentimentale" en moins froid et "La Nuit américaine" à l’ère post-#MeToo, Rodrigo Sorogoyen orchestre un affrontement père-fille tendu et élégamment mis en scène, mais plus balisé qu’à l’époque de "Madre" ou d’"As Bestas". En compétition au Festival de Cannes.

  • Juste une illusion

    La vraie-fausse mièvrerie fétichiste années 80 du dernier Nakache/Toledano ? "Juste une illusion"… Celle d'une Atlantide relationnelle disparue que les deux réalisateurs filment avec autant de mouvement et de tendresse que de mélancolie amère.

  • Brad Mehldau, démons et dragons...

    Derrière les sortilèges du clavier, une quête de soi vertigineuse… On a lu "Formation : construction d’un canon personnel", la première partie de l’autobiographie de Brad Mehldau.

  • Dao

    À hauteur de fresque et sans autre fil rouge que son orchestration collective et son ode à l'improvisation, le nouveau film d'Alain Gomis, "Dao", s'appuie sur le jazz d'Abdullah Ibrahim pour faire dialoguer deux cérémonies — l’une funéraire, l’autre nuptiale — au sein d’une même communauté d’origine guinéenne.

  • Une unique lueur

    Même si Gérard de Nerval l'inspire davantage que Lauren Bacall, le nouveau Fred Vargas est plutôt un bon cru. Meilleur que le précédent, en tout cas.

  • Nathalie Baye, lignes de fuite...

    Se sublimer dans une Chambre verte, celle de Truffaut en l’occurrence, tout en rêvant de s’en évader pour fuir cette image de jeune femme sage qui l'agaçait de plus en plus… Nathalie Baye (1948-2026) avait relevé le pari avec mélancolie et détermination.

  • La Corde au cou

    Intrigante prise d’otage sur des airs de Roberta Flack et Gil Scott-Heron… Avec "La Corde au cou", Gus Van Sant revisite l’Amérique des années 1970 en se démarquant délicieusement des classiques du genre.

  • Romeria

    La mémoire et la mer. Avec une sensibilité aussi poétique que maritime, mais sans toujours trouver la note juste, la réalisatrice espagnole Carla Simón filme la quête de soi d’une jeune femme dont les parents ont été emportés par le sida.