The Dog Stars
Tièdement accueilli, le nouveau Ridley Scott... Sa douceur élégiaque et sa traversée d'une certaine Amérique sous couvert de fable post-apocalyptique méritent pourtant largement le détour...
Tièdement accueilli, le nouveau Ridley Scott... Sa douceur élégiaque et sa traversée d'une certaine Amérique sous couvert de fable post-apocalyptique méritent pourtant largement le détour...
Léa Seydoux et Niels Schneider à corps perdu (littéralement parlant...) dans "L'Inconnue", vertigineux jeu de substitutions identitaires qu'Arthur Harari orchestre avec une impressionnante discipline formelle.
Un jeu d'acteurs tout en intériorité, un sans-faute côté mise en scène et un propos à la fois passionnant et dérangeant — passionnant parce que dérangeant — : "Fjord", de Cristian Mungiu, est une très grande Palme d'or.
D'un Ehpad parisien aux collines de Kyoto, Ryūsuke Hamaguchi transforme "Soudain" en tsunami d'émotions. Prix d'interprétation à Cannes pour Virginie Efira et Tao Okamoto.
L'enquêteur prend enfin racine. Dans "L'Arbre de fer", Michael Connelly révèle toute l'épaisseur de Stilwell, ce nouveau personnage de policier muté sur l'île de Catalina, au gré d'une intrigue plus ramifiée qu'il n'y paraît.
Bourru, tendre, incapable de tricher avec lui-même, René Urtreger vient de tirer sa révérence. Le pianiste d''Ascenseur pour l'échafaud s'était livré comme rarement, en 2016, dans "Le Roi René", avec la romancière Agnès Desarthe.
Après son très laborieux "Oppenheimer", Christopher Nolan retrouve un certain souffle et le sens de l'épopée visionnaire avec l'adaptation ambitieuse de L'Odyssée, d'Homère, sans dissiper pour autant les réserves que suscite sa filmographie en matière de poésie et d'émotion.
Une archéologue tient tête à des mafieux dans un territoire aux confins de l'Europe où les vestiges les plus enfouis ne sont pas ceux qu'on croit... Prix du Jury à Cannes pour cette odyssée à la fois rugueuse et bluffante d'authenticité.
Siri Hustvedt transforme le deuil de son mari, l'écrivain Paul Auster, en une étonnante éclosion de souvenirs, de pensées et de présences. On s'attendait à être déchiré, on se retrouve enveloppé.
La peste comme "standard", et mille et une variations autour.... En dépliant toute une philosophie de l’histoire à partir du carnage démographique des années 1347-1352, Patrick Boucheron ouvre un immense champ des possibles.
Musiques, liturgies et blessures intimes : du Grand Palais à la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpêtrière, la photographe Nan Goldin transforme l'hommage aux siens en récit collectif. Des requiems aussi vivants, on en redemande.