• Portobello

    Un naufrage, la vieillesse ? Marco Bellocchio en est décidément le contre-exemple le plus fulgurant. Après Le Traître, L'Enlèvement et la série Esterno Notte, le cinéaste octogénaire excelle une nouvelle fois, toujours en mode série, avec son kafkaïen Portobello.

  • La Gradiva

    On aurait voulu l'aimer davantage, ce premier film de Marine Atlan qui, au travers d'un voyage scolaire à Pompéi, traque avec justesse et délicatesse mais non sans affèterie un certain état de l'adolescence.

  • Moulin

    Jean Moulin, dernières semaines... Avec Gilles Lellouche dans le rôle-titre, le réalisateur du "Fils de Saul", László Nemes filme avec maestria le théâtre d'ombres de la Résistance tout en restituant l'épaisseur d'un engagement.

  • Le Jour de son retour

    Dans "Le Jour de son retour", Hong Sang-soo retourne l'art de l'interview et retrouve des instants de grâce au féminin pluriel. Son ultime changement de registre reste d'autant plus déconcertant.

  • Minotaure

    Grand Prix du Jury à Cannes et choisi pour représenter la France aux Oscars, le "Minotaure" d'Andreï Zviaguintsev se perd malheureusement dans son formalisme... et aussi dans le souvenir trop puissant du film dont il s'inspire.

  • Bird ou la réparation (Jazz sur Seine)

    Cette présentation de "Bird", de Clint Eastwood, a été faite le vendredi 9 octobre, à la Filmothèque du Quartier Latin, en ouverture du festival Jazz sur Seine.

  • Le tourbillon Belmondo à la Cinémathèque française

    Un « jeune premier » étrangement sapé, un acteur qui a refaçonné masculinité et légèreté, un cascadeur non dénué de principes… La Cinémathèque française remet Jean-Paul Belmondo en scène avec entrain et fraîcheur.

  • La Solitude des professeurs est infinie

    Un roman qui n'a rien de scolaire malgré son sujet tient la dragée haute dans la course au Goncourt. Même si les grands récits intérieurs, décidément, ne réussissent pas trop à son auteur...

  • Notre salut

    Un homme gris, une période noire... et un film haut en couleurs. Dans "Notre salut", Emmanuel Marre dynamite avec brio les codes de représentation de Vichy pour mieux faire résonner la décomposition morale de son personnage principal.

  • Les roches rouges

    Bruno Dumont ou l'enfance de l'art... Dans son très épuré Les Roches rouges, le cinéaste magnifie sous un ciel azur les déambulations aquatiques et amoureuses d'une bande de gamins souverains de liberté.