Ghost Stories
Siri Hustvedt transforme le deuil de son mari, l'écrivain Paul Auster, en une étonnante éclosion de souvenirs, de pensées et de présences. On s'attendait à être déchiré, on se retrouve enveloppé.
Siri Hustvedt transforme le deuil de son mari, l'écrivain Paul Auster, en une étonnante éclosion de souvenirs, de pensées et de présences. On s'attendait à être déchiré, on se retrouve enveloppé.
La peste comme "standard", et mille et une variations autour.... En dépliant toute une philosophie de l’histoire à partir du carnage démographique des années 1347-1352, Patrick Boucheron ouvre un immense champ des possibles.
Musiques, liturgies et blessures intimes : du Grand Palais à la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpêtrière, la photographe Nan Goldin transforme l'hommage aux siens en récit collectif. Des requiems aussi vivants, on en redemande.
Douglas Kennedy a retrouvé "l'homme qui voulait vivre sa vie". Entre les ombres de Coppola et le jazz de Bill Charlap, il est encore plus attachant qu'il ya. près de trente ans.
Chano Pozo, Donald Trump et moi... Dans "Aller à La Havane", Leonardo Padura signe le portrait aussi vivant que déchirant d'une ville qui dépérit sous ses yeux au moment même où l'actuel locataire de la Maison-Blanche ravive les tensions autour de l'île.
Comme un moment de bascule… À l’occasion du centenaire de la naissance de Marilyn Monroe, Patrick Jeudy redonne sens et sensibilité à la tournée de l’actrice dans les bases militaires américaines en Corée.
Au soir de sa vie, Sonny Rollins (1930-2026) semblait jouer une autre partition : celle du recul, de la nuance et d’une sérénité qui forçait l'admiration, notamment lorsque le “colosse du saxophone” avait offert au "New Yorker" une parole sublimement respirable.
Parfois hésitant, mais de plus en plus prenant au fil du récit, le nouveau Almodóvar finit par nous happer dans ses sortilèges entre fiction et réel… Si panne d’inspiration il y a, elle se révèle plus féconde qu’on ne l’imaginait. En compétition à Cannes.
Entre "Valeur sentimentale" en moins froid et "La Nuit américaine" à l’ère post-#MeToo, Rodrigo Sorogoyen orchestre un affrontement père-fille tendu et élégamment mis en scène, mais plus balisé qu’à l’époque de "Madre" ou d’"As Bestas". En compétition au Festival de Cannes.
La vraie-fausse mièvrerie fétichiste années 80 du dernier Nakache/Toledano ? "Juste une illusion"… Celle d'une Atlantide relationnelle disparue que les deux réalisateurs filment avec autant de mouvement et de tendresse que de mélancolie amère.
Derrière les sortilèges du clavier, une quête de soi vertigineuse… On a lu "Formation : construction d’un canon personnel", la première partie de l’autobiographie de Brad Mehldau.