Ella Fitzgerald in Berlin - 1960
Et ce soir, l’une des performances live les plus acclamées du jazz. Et, une fois n’est pas coutume, c’est une femme qui a décroché le titre.
Celle que l’on retient comme “La Première Dame de la Chanson”. Celle qui rendait hommage aux cigales quand elle passait dans un festival du Sud de la France et qui était considérée comme la seule rivale de Sarah Vaughan.
Elle qui a pourtant commencé comme guetteuse dans les rues de son Newport natal.
Elle qui se rêvait danseuse de claquettes. Au point de s’inscrire dans cette discipline au concours de talents de l'Apollo Theater à tout juste 17 ans, pour changer d’avis à la dernière minute et sans aucune raison apparente. Sur un coup de tête, elle décide de chanter ce soir-là. Un coup de la providence puisque c’est ce moment précisément qui lance sa carrière.
Ensuite - et pour continuer avec du lourd -, c’est l’intervention de Marilyn Monroe qui lui ouvre les portes des clubs de blancs, après un petit coup de pression au patron du Mocambo, qui refusait de programmer notre héroïne au nom de la ségrégation.
Pour continuer sur ce sujet, elle sera, quelques années plus tard, la première femme noire-américaine à remporter un Grammy Award, avant de battre son propre records 14 fois d’affilée.
Elle était la chanteuse préférée de Duke Ellington, Louis Armstrong, et probablement Dizzy Gillespie. En tout cas, si l’on en croit le regard avec lequel le trompettiste la regarde sur une photo désormais célèbre, prise à New York à la fin des années 40.
Bref, ce soir vous l’aurez compris, nous avons rendez-vous avec une Grande Dame du jazz. Peut-être l’une des plus grandes. Avec elle, c’est facile de préparer des Jazzlive : toutes ses performances sont historiques. Certains de ses scats sur scène sont à deux doigts d’être classés au patrimoine mondial de l’Unesco, et notamment sa performance berlinoise du 13 février 1960.
Ce soir-là, tout le monde était sur son 31 pour aller applaudir la reine du scat. Vous, vous pouvez garder vos chaussons. Pas de dresscode dans Jazzlive. Mais une légende. Messieurs-dames : Ella Fitzgerald…
Ella Fitzgerald, Mack the Knife (1960 - Verve)
Ella Fitzgerald - voix
Paul Smith - piano
Jim Hall - guitare
Wilfred Middlebrooks - contrebasse
Gus Johnson - batterie
Ella Fitzgerald, The Moment Of Truth - Ella At The Coliseum (Verve - 2015)
Ella Fitzgerald - voix
Jimmy Jones - piano
Bob Cranshaw - contrebasse
Sam Woodyard - batterie