Jazzlive

Du lundi au vendredi à 21h
Manon Brimaud
Vendredi 6 mars 2026 | 09:00 - 10:00

Oh He Dead au Duc des Lombards

Un piano à paillettes, des couleurs dans tous les sens, et un nom mystérieux : Oh He Dead

En France, on ne connaît presque rien de ce groupe tout droit venu de Washington. Pourtant, la formation existe depuis une dizaine d’années déjà, et ne cesse de grandir depuis sa création par CJ Johnson. La chanteuse nous racontait justement toute l’histoire ce midi, au micro de Jean-Charles Doukhan… 

J’étais au collège, et j’avais une professeure qui avait des idées et des rêves quant à ce que je devais faire. C’est elle qui m’a présenté Andy Valenti, avec lequel on a donc monté un duo. Au début, c’était surtout de la folk et ensuite, ça a évolué jusqu’à devenir ce que c’est aujourd’hui. 

Et effectivement, Oh He Dead, ça a pas mal bougé ces dix dernières années. Sur la route, CJ Johnson a recueilli des musiciens et musiciennes rencontrées par-ci par-là, les intégrant au projet d’après un seul critère : l’évidence. Le premier à rejoindre la bande, c’est le batteur Adam Ashforth en 2018. Quatre ans plus tard, c’est au tour de la claviériste Piano Whitman d’intégrer la famille, avant que le bassiste Colin Sidley ne vienne compléter le tableau il y a deux ans. Sans oublier le départ (en bons termes bien sûr), du guitariste Andy Valenti, remplacé tout naturellement par Alex Salser

Alors oui, ça bouge tout le temps chez Oh He Dead. Mais ce n’est pas un problème. Au contraire, c’est l’essence même du groupe. Et ça aussi, CJ Johnson nous en a parlé ce midi dans le Déli Express…

Je pense que c’était ce que je voulais quelque part. Et en même temps, ça s’est fait si naturellement que je ne me suis même pas aperçue que c’était en train d’arriver. Plus les gens entraient dans le projet, plus la musique changeait. Et petit à petit, tout à changé.

Donc, un petit côté bateau de Thésée chez Oh He Dead. Tout a changé, mais c’est toujours Oh He Dead. Et quand je dis tout, c’est vraiment tout. Rappelez-vous, au début, c’était un duo de folk. Aujourd’hui, c’est un quintet inclassable, entre soul, groove, pop et jazz, et un équipage inarrêtable. 

Une aventure musicale et humaine qui a déjà donné naissance à trois albums. Un vaisseau qui, pour la première fois, a mis le cap sur l’Europe. Depuis le début de la semaine, Oh He Dead est passé par Barcelone, Madrid, Londres, et ce soir, Paris. Le groupe est à l’affiche du Duc des Lombards pour leur premier concert en France, à quelques mois de la sortie de leur prochain album, “Vertigo”. 

On n’allait évidemment pas rater ça , alors avec Antonin Bourgeade à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club pour vous faire vivre ce moment en direct dans Jazzlive

Rendez-vous à 22h sur TSFJAZZ


CJ Johnson - chant 
Alex Salser – guitare
Colin Sidley - basse
Piano Whitman – clavier
Adam Ashforth - batterie

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