Shems Bendali au Duc des Lombards
Et ce soir, on déboule en voiture volante dans l’univers du trompettiste Shems Bendali.
Un monde dystopique et futuriste, quelque part entre Zion et Damas, avec ballons dirigeables façon steampunk et des paraboles dans tous les coins, pour capter un message essentiel venu de l’autre côté de la méditerranée. Une mélodie qui se chuchote dans les dédales de la vieille ville et qui souffle sur le Qassioun, montagne sacrée qui surplombe Damas.
Tout un lore, avec ses coutumes, ses traditions et sa musique : celle de son troisième album, “Casbah Qassioun”. Une bande son pensée comme une partie d’un tout, comme l’une des portes d’entrée vers son art et vers lui-même. Dedans, Shems Bendali a mis un peu de la musique populaire algérienne sur laquelle ses parents allaient danser le soir, pas mal de ce jazz qu'il a trouvé cool dès les premières notes de Cantaloupe Island, sans oublier quelques touches électroniques, pour le côté futuriste.
Entre ses études à la Haute Ecole de Musique de Lausanne et ses deux premiers albums, Shems Bendali a fait du jazz sa maison. Avec “Casbah Qassioun”, il ouvre des brèches pour entrevoir passé et futur, entre mémoire personnelle et idéaux universels.
Un projet total et passionnant, dans la droite lignée de l'arabo futurisme, et à travers lequel la musique questionne, bouleverse et imagine. Shems Bendali n'embarque pas tout seul, et emmène avec lui tout un équipage : Arthur Donnot au saxophone ténor, Andrew Audiger au piano, Yves Marcotte à la contrebasse et Nathan Vandenbulcke à la batterie…
Ce soir, ils font escale au Duc des Lombards dans le cadre des soirées Nouvelle Scène. On n’allait évidemment pas rater ça, alors avec Antonin Bourgeade à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club pour vous faire vivre ce moment en direct sur TSFJAZZ…
Rendez-vous à 19h30!