Jazzlive

Du lundi au vendredi à 21h
Manon Brimaud
Mercredi 4 mars 2026 | 09:00 - 10:00

Dianne Reeves au New Morning - 1997

Dans la toute première phrase de sa page Wikipédia, on peut lire qu’elle est “connue autant pour ses albums que pour ses concerts.” 

Dans la toute première phrase de sa présentation sur le site du New Morning, elle est présentée comme “la plus grande chanteuse de jazz au monde”. 

Ce qui n’est peut-être pas complètement faux. En tout cas, ça se défend. 

Rappelons quand même que nous parlons d’une chanteuse qui cumule trois Grammys pour la meilleure performance Jazz Vocal. Une première dans l’histoire de la catégorie.

Une penseuse de jazz, titulaire de doctorats honorifiques décernés par deux des plus prestigieuses écoles aux Etats-Unis : le Berklee College of Music de Boston, et la Julliard School of New York. 

Une boussole aussi, dont l’aiguille pointe directement vers la blue note, et qui fût la première directrice artistique du département jazz du Los Angeles Philharmonic. 

Une femme qui a carrément terminé le jeu des récompenses, depuis que le National Endowment for the Arts l’a désignée comme Jazz Master. Un petit truc hein. Juste la plus haute distinction que les Etats-Unis puissent décerner à une artiste de jazz. 

Même quand elle fait un album de Noël, c’est le meilleur du monde. En tout cas si l’on en croit Ben Ratliff du New York Times. 

Disons-le carrément, Dianne Reeves est une légende vivante. 

Elle était ce midi l’invitée du Déli Express de Jean-Charles Doukhan à quelques heures de l'ouverture de ses deux soirées de concerts au New Morning de Paris. Le temps d’une pause déjeuner, elle est revenue sur ses débuts, l’influence de son oncle le claviériste George Duke, sa passion pour Sarah Vaughan, et sa conviction la plus forte : celle de la musique comme acte de résistance. 

Et nous aussi, d’une certaine façon, ce soir, on sera au New Morning avec Dianne Reeves. Il nous suffit de remonter un peu le temps, pour plonger dans un album live qu’elle enregistrait dans la célèbre salle de la rue des Petites Ecuries.

A ses côtés ce soir de mai 1997, David Torkanowsky aux claviers, Chris Severin à la basse et Herlin Riley à la batterie. 

Rendez-vous dès 21h sur TSFJAZZ


Dianne Reeves, New Morning (Blue Note - 1997 / rec. 05/1997)

Dianne Reeves - voix
David Torkanowsky - piano, synthétiseurs 
Chris Severin - basse 
Herlin Riley - batterie 

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