Shai Maestro, mi casa es tu casa
Mais comment fait-il ? Quel est le secret de Shai Maestro pour mettre la barre toujours plus haut ?
On va lui poser la question, car c’est notre invité d’honneur. Et à chaque fois qu’on le reçoit, ce sont des moments rares et d’une grande profondeur.
Ce qui est certain, c’est qu’on vient tout juste de se remettre de nos émotions, après le piano solo qu’il avait sorti l’an passé. C’était un sommet de subtilité et de délicatesse. Et en vérité, ça ne nous avait pas étonné, de la part d’un pianiste qui nous émerveille depuis ses débuts dans le groupe d’Avishai Cohen, il y a près de vingt ans, et qui développe sous son nom depuis 2012, une œuvre sensible et importante.
On vient donc à peine de se remettre de Solo : Miniatures & Tales, que Shai est déjà de retour avec un nouvel album, The Guesthouse . Un patchwork fascinant qui entremêle jazz, flamenco, électronique et fait défiler pleins d’invités :
Le saxophoniste Immanuel Wilkins, le claviériste Jake Sherman et des voix parmi les plus singulières et marquantes du moment : MARO, Michael Mayo et Alon Lotringer.
Avec eux, Shai Maestro développe un répertoire puissant, plein de grâce et à l’image de toutes les valeurs du pianiste : l’ouverture à l’autre, l’inclusion, le partage. C’est d’ailleurs comme ça qu’il faut comprendre le titre The Guesthouse : une maison d’hôte forcément accueillante quand on connaît le bonhomme.
De son propre aveu, c’est son projet le plus ambitieux à ce jour.
On va aussi lui demander de nous expliquer pourquoi, car ce répertoire on l’explore donc en sa compagnie.