Nom
Soif de radicalité, écriture au scalpel, mais aussi tentation de la posture... Le nouveau récit de Constance Debré, "Nom", laisse un arrière-goût mitigé.
Soif de radicalité, écriture au scalpel, mais aussi tentation de la posture... Le nouveau récit de Constance Debré, "Nom", laisse un arrière-goût mitigé.
Joël Dicker de retour sur la côte Est avec "L'Affaire Alaska Sanders", thriller parsemé comme il se doit de rebondissements mais aussi de retrouvailles. Matinale spéciale avec l'auteur ce mardi 15 mars.
Avec "La petite bande" et ses rejetons d'une certaine bourgeoisie parisienne en plein mal-être, le directeur de la revue "Transfuge", Vincent Jaury, signe un premier roman tout en charme et en élégance.
Le réalisateur britannique Kenneth Branagh convoque ses souvenirs d'enfance dans "Belfast", pâle évocation d'un conflit nord-irlandais contextualisé de manière bâclée.
Porté par une écriture à vif, le nouveau roman de Nicolas Mathieu, "Connemara", sublime un morceau de France replié dans une désuétude apparente et une mélancolie aussi poignante qu'un film de Claude Sautet.
Autant "La Loi du marché" et "En Guerre" mettaient en jeu des dispositifs passionnants, autant le nouveau film social de Stéphane Brizé, "Un autre monde", marque l'épuisement d'un style.
Ignoré en France alors que ce récit est devenu un classique du répertoire noir américain, "Un raisin au soleil", de Lorraine Hansberry, se voit enfin offrir une traduction à la hauteur de ses ghettos en clair-obscur, de son afro-féminisme précurseur et de sa puissance d'émotion.
50 ans après la mort violente de Lee Morgan, tué par celle qui l'avait surpris en galante compagnie, on peut aussi se souvenir d'autres sorts tragiques et disparitions prématurées qui ont tant marqué l'odyssée de la note bleue comme celle de la Great Black Music.
Gants de prophète à la manière de Ken Burns... Son "Mohamed Ali" en quatre parties, toujours en replay sur le site d'Arte, restitue avec panache l'odyssée tumultueuse d'un boxeur d'anthologie.
"Bac Nord" au-delà des polémiques... À l'approche des César où il pourrait bien tirer son épingle du jeu, le polar survitaminé et pétri d'humanité de Cédric Jimenez sort effectivement du lot.
On rêvait d'un autre "Ordre du jour" en souvenir d'un Goncourt mérité. Avec "Une sortie honorable", chronique d'une élite politique et financière en perdition lors de la guerre d'Indochine, Éric Vuillard finit lui aussi, hélas, par s'embourber dans le guêpier vietnamien.