Jazzlive

Du lundi au vendredi à 21h
Manon Brimaud
Lundi 1 juin 2026 | 09:00 - 10:00

To A Wild Child

Et ce soir, on rend hommage au gars qui a réussi à voler la vedette à Miles Davis le jour de son centenaire. C’était il y a tout juste une semaine. Dans la nuit de lundi à mardi, disparaissait Sonny Rollins, aka le Colosse du saxophone. 

Comme toujours, Laurent Sapir a été le premier sur l’info, en partageant la nouvelle aux alentours de 4h du matin sur la conversation Whatsapp de l’équipe. Dans le noir de la nuit, il a été l’un des premiers à publier ses adieux à Sonny Rollins, sorte d’éloge funèbre discographique, épitaphe musicale qui va de ses débuts dans le bebop, à ses amitiés avec tout le gratin musical du XXe siècle, et même quelques folies comme sa participation à un album des Rolling Stones. 

Sonny Rollins, c’est l’un des musiciens les plus importants du siècle dernier, et une œuvre qui dépasse largement les frontières du jazz. On en a eu la preuve au fur et à mesure que le soleil se levait sur cet historique 26 mai 2026. Le journal Le Monde s’est ému de la disparition du “compagnon de tous les maîtres de la musique afro-américaine”, Libération a pleuré dans sa Une la mort du “Prince du Sax” et le New Yorker a salué sa “force révolutionnaire”. 

Sans parler de l’état de l’Internet mondial. Des concerts, des photos, des vidéos sur-pixelisées de masterclass filmées au caméscope numérique en 1997, les clichés du jour où il recevait sa Médaille Nationale des Arts de la part de Barack Obama, des tonnes de vidéos TikTok promettant de dévoiler sa recette secrète, et - ne l’oublions jamais -, l’extrait de son apparition dans les Simpsons. 

Oui, Sonny Rollins était l’un des piliers de la musique au XXe siècle. Alors évidemment, on est tous et toutes un peu ébranlées par sa disparition. 

Pour ma part, ça fait une semaine que je passe au peigne fin le moindre enregistrement de concert que je trouve pour tenter de préparer un Jazzlive à la hauteur du personnage. Et ça fait un petit paquet de nuit blanches parce-qu'à ce niveau là aussi, Sonny Rollins était un cas particulier. 

Déjà, il n'apparaît pas dans les concerts des autres, trop occupé par ses projets persos. Ensuite, parce-que, tout génie qu’il était, il ne jouait pas toujours dans le micro, surtout dans les années 60. Et surtout, parce-qu’il a emmené l’expérience du concert aussi loin qu’il a pu, passant par tout un tas d’étapes et d’expérimentations, en s’entourant toujours des meilleurs et en maîtrisant comme personne l’art de se réinventer toujours. 

Il faut l'entendre pour le comprendre alors rendez-vous dès 21h dans Jazzlive

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