L'allure libre de Judith Owen
C’est toi qui vois…A ta guise…Fais comme tu veux…
Il y a pleins de manières de traduire l’expression « Suit Yourself ». Ce qui est sûr c’est qu’elle va comme un gant à notre invitée, Judith Owen, tant elle n’a jamais cherché à être dans les clous.
Son père était chanteur lyrique, mais dans la vaste discothèque de sa maison londonienne, ce qui l’attirait, elle, c’était surtout ses galettes de jazz et de blues.
Elle s’est même très tôt identifiée à Nellie Lutcher, Dinah Washington ou Bessie Smith, comme elle nous l’avait raconté il y a quatre ans, au moment de la sortie de Come On & Get It.
Si je cite cet album, c’est aussi parce qu’il a marqué un tournant dans sa grande aventure.
Il a été enregistré à la Nouvelle-Orléans où Judith Owen réside une bonne partie de l’année. C’est qu’elle se sent totalement dans son élément là-bas. Et qu’elle s’y est aussi constituée une solide équipe de musiciens : les Gentlemen Callers, qui débordent, comme elle, d’énergie, de joie de vivre. Et avec lesquels elle continue à explorer les groove et la richesse musicale de sa ville d’adoption, sur son nouveau disque justement baptisé « Suit Yourself ».
En plus de son sextet, Judith Owen a vu les choses en grand ! Elle a monté un big-band qui s’illustre sur certains titres. On entend même une chorale gospel. Et des invités : le pianiste et chanteur Davell Crawford, l’une des pointures de la scène musicale de New Orleans…Ainsi que le guitariste Joe Bonamassa.
Ça sort dans un petit mois, le 24 avril, mais Judith Owen présente ce répertoire en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris, dans le cadre des Jeudis de Jazz Magazine.
On la retrouvera samedi à Saint-Rémy-lès-Chevreuse pour le festival Jazz à Toute Heure.
Te voici aussi, Judith, à l’honneur de notre Deli Express.
Bienvenue à toi et ton équipe : David Torkanowsky au piano, Lex Warshawsky à la contrebasse, Dave Blenkhorn à la guitare et John Lumpkin à la batterie.