L'hymne à l'amour de Dhafer Youssef
Croire en ses rêves…Ça a toujours été la philosophie de notre invité.
Déjà tout petit, alors qu’il ne savait pas aligner deux notes, il s’imaginait parcourir le monde avec son oud entre les mains. Et vous savez quoi ? Mission accomplie. On va y revenir.
Mais je suis obligé de m’attarder encore un peu sur son enfance. Parce que notre invité est également issu d’une longue lignée de muezzins.
Il est donc aussi imprégné de chant soufi…Un art ancestral qu’il a appris, là encore, haut comme trois pommes, dans la ville côtière de Téboulba, en Tunisie, où il a grandi.
Cette intensité, cette dimension mystique est probablement ce qui rend la musique de Dhafer Youssef si puissante, si envoûtante.
Ça, et son côté transcendantal !
Les barrières, très peu pour lui ! Dhafer fait constamment dialoguer, « passé, présent et futur ». Les traditions que j’évoquais à l’instant, avec le jazz, le classique. Et même pendant longtemps, les musiques électroniques.
C’est toujours fort en émotion ! Quand je l’ai découvert, il y a vingt-cinq ans, avec le disque Electric Sufi, j’en ai même eu les larmes aux yeux, tellement c’était beau ! Je vous promets ! Essayez les morceaux Yabay ou La prière de l’absent, vous me direz merci.
Son nouvel album est certainement l’un de ses plus touchants, à ce jour. Il porte le nom de son épouse, « Shiraz ». Une déclaration d’amour, d’admiration et un chant de résilience, face aux épreuves de la vie.
C’est un répertoire que Dhafer Youssef présente en concert dimanche soir, au Théâtre du Châtelet, à Paris pour le festival « Le Châtelet fait son jazz ».
Mais pour nous, le voyage débute dès maintenant, puisque te voici sur la scène du Deli Express, en duo avec Mark Priore au piano.