Juste sous vos yeux
Discret et prolifique, le réalisateur sud-coréen Hong Sang-soo accentue, avec "Juste vos yeux", son univers minimaliste sans forcément retrouver le mystère de ses films précédents.
Discret et prolifique, le réalisateur sud-coréen Hong Sang-soo accentue, avec "Juste vos yeux", son univers minimaliste sans forcément retrouver le mystère de ses films précédents.
Le jazz perd un mastodonte, et aussi son pharaon... Le saxophoniste ténor américain Pharoah Sanders, compagnon de musique de John Coltrane et figure emblématique d'un jazz à la fois mystique et cosmique, est décédé à l'âge de 81 ans. Il nous avait encore tant bluffés l'an passé avec l'album "Promises"...
Disparu des radars, Alain Robbe-Grillet, qui aurait eu 100 ans cette année, a pourtant dominé pendant des années le champ intellectuel à travers l'odyssée du Nouveau Roman. Benoît Peeters lui consacre une biographie fascinante.
Pas de voix off, et pourtant des archives tellement parlantes... Avec "Babi Yar. Contexte", le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa construit un récit aussi poignant qu'exigeant autour de l'un des massacres les plus épouvantables de la Seconde Guerre mondiale.
"-Monsieur Godard, vous faites de la provocation et en plus, vous ne répondez jamais aux questions qu'on vous pose.
-Je réponds à côté des questions. C'est déjà ça. Si je répondais dessus, vous ne verriez plus la question"...
Quand une interview ratée fait ressortir par contraste le génie d'un musicien... Avec "Rewind & Play", Alain Gomis nous fait découvrir un Thelonious Monk tour à tour au supplice et au-dessus de toutes les contingences, même les plus pathétiques.
Liaisons dangereuses ou liaisons poreuses ? En matière de roman épistolaire, le "Cher connard" de Virginie Despentes pèche surtout par manque de relief.
Quand une laverie automatique se transforme en monde virtuel où tout est permis... Film-phénomène outre-Atlantique, "Eveything Everywhere All at Once" voit surtout le grotesque et le n'importe quoi se livrer à une concurrence acharnée.
Une boîte de nuit en bord de Loire qui vous emporte comme le "tambour d'une machine à laver"... Trois ans après "La Chaleur", le jeune romancier Victor Jestin prend de mieux en mieux la température de son époque.
Crise familiale à ramifications multiples... Densifié au forceps, "Leila et ses frères", de Saeed Roustayi, coche toutes les cases d'un certain cinéma iranien...
Initiations en trompe-l'œil, virilités défaillantes... Le magnifique "Ce Plaisir qu'on dit charnel" réalisé par Mike Nichols en 1971 a plus que bien vieilli, grâce notamment à cet acteur de génie qu'est Jack Nicholson.