Maxine Sullivan in Japan - 1986
Est-ce que vous êtes déjà tombés sur “Un beau jour à Harlem” ?
Vous savez cette photo pour laquelle se rassemblaient, en 1958 et dès 10h du matin, 47 grands musiciens new-yorkais, sur le perron du numéro 17 de la 126e rue Est. Dessus, on peut voir le trompettiste Dizzy Gillespie qui tire la langue à Roy Eldridge, le contrebassiste Charles Mingus qui fait la gueule, et le saxophoniste Coleman Hawkins en plein milieu du tableau, cigarette à la main.
Et parmi tous ses hommes, seulement trois femmes. On commence à avoir l’habitude. La pianiste Mary Lou Williams, que l’on peut voir en pleine discussion avec la chanteuse Marian McPartland et vers la gauche, notre héroïne du soir, bras croisés et sourire aux lèvres : Maxine Sullivan.
Dans les années 30, elle a été l’une des grandes voix de l’âge d’or du swing, prêtant sa voix à pas mal de grands big bands. Dont celui de John Kirby, qui deviendra son mari et avec lequel elle crée la première émission de radio animée par des noirs. Maxine incarne l’esprit du jazz. Jouer à la diva, très peu pour elle. Maxine Sullivan est une femme de bande, et elle ne rate jamais une occasion d’inviter un ami à partager le micro, ou la scène.
Ce soir dans Jazzlive, on la retrouve au Japon, en 1986. Maxine Sullivan a 85 ans, toutes ses dents, les rides des gens qui ont passé leur vie à sourire, et toujours de bons copains. A ses côtés sur la scène du Kan-i Hoken Hall de Tokyo, le quintet du jeune saxophoniste Scott Hamilton : John Bunch au piano, Phil Flanigan à la contrebasse, Chris Flory à la guitare et Chuck Riggs à la batterie…
Maxine Sullivan & Scott Hamilton, Live in Japan (28 septembre 1986)
Maxine Sullivan - voix
Scott Hamilton - saxophone
John Bunch - piano
Phil Flanigan - contrebasse
Chris Flory - guitare
Chuck Riggs - batterie