Ce midi, impossible de résister à l’appel de New Orleans.
Le pianiste Amaury Faye n’a même pas essayé. Il a immédiatement succombé.
Ça faisait un moment qu’il avait envie de se frotter aux groove de la ville. Alors l’an passé, il a pris toute sa petite famille, et il est allé s’immerger pendant trois mois à la Nouvelle-Orléans.
Il est tombé amoureux de ses habitants et de son esprit.De son propre aveu, il s’est même tout de suite senti chez lui, se liant d’amitié avec de nombreux musiciens. A commencer par l’un des piliers du coin : Herlin Riley, qui a longtemps été le batteur d’Ahmad Jamal.
Tel un aventurier du son, Amaury Faye en a aussi profité pour tenir un carnet de route et y consigner ses impressions.
Il y a puisé l’inspiration pour composer tout un nouveau répertoire : celui de l’album Rust, qu’il présente en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris dans le 15e arrondissement.
Avec donc Herlin Riley, mais aussi Julian Lee au saxophone ténor et Edouard Pennes à la contrebasse.
Les voici tous les quatre sur la scène du Deli Express.