Le funk abrasif de Betty Davis
Mais qui était Betty Davis ?
Au milieu de cette semaine de centenaire de la naissance de Miles Davis, on voulait absolument s’attarder sur sa deuxième épouse.
Mademoiselle Mabry, pour reprendre le titre d’une composition de l’album Filles de Kilimanjaro, que le trompettiste a enregistré en septembre 68. Le mois de leur mariage.
L’influence de Betty sur Miles est considérable. Elle est essentielle, même. A la fin des sixties, tout change musicalement : Jimi Hendrix et Sly Stone deviennent les héros de la nouvelle génération, la soul se psychédélise, se politise.
Et Betty Davis est au cœur de ce bouillonnement !
Leur union a beau ne durer qu’un an, sous son influence, Miles électrifie son propos, sature sa musique, explore de nouveaux horizons et donne le coup d’envoi de la révolution jazz-fusion.
Sous son nom, Betty Davis a sorti dans les années 70, une poignée d’albums de funk débridés abrasifs, pionniers, à l’énergie presque punk, préfigurant tout ce qui allait suivre, de Grace Jones à Prince.
Pour la célébrer, on ne pouvait rêver mieux que Sandra Nkaké et le flûtiste Jî Drû.
Depuis une vingtaine d’années, vous développez des répertoires résolument libres, frondeurs, poétiques et totalement décloisonnés.
C’est un plaisir de vous accueillir sur la scène du Deli Express.
Vous voici avec Jérôme Perez à la guitare, Margaux Monnois à la basse et Fred Jean à la batterie.
Avec une chanson de Betty Davis : If I’m in Luck, I Might Get Picked Up.
Au cours de cette émission, vous serez également rejoints par Marion Rampal.
(c) Stella K
Crédit Une : Robert Brenner