Anatomie d'un titre

Du lundi au vendredi à 21h
Manon Brimaud

Sweet Georgia Brown - en jazz et en os

New York. 19 mars 1925. Ben Bernie , vedette radiophonique de l'époque, enregistre la toute première version de Sweet Georgia Brown.

Pendant que, dans un coin de rue de Montgomery en Alabama, un cireur de chaussures de nom de Freeman Davis attire ses clients en sifflant tout en jouant de ses “bones”, littéralement ses os. Sortes d’osselets qu’il utilise comme percussions et qui lui valent son surnom : Brother Bones. 

Deux informations qui n’ont a priori rien à voir, mais qui se retrouvent toutes en 1949.

En 20 ans, il s’en est passé des choses pour notre siffleurs aux osselets. Son commerce de cireur ne chaussure n’a pas tenu la route, mais à force de siffler pour attirer les gens, Freeman Davis a réussi à se constituer une petite réputation, qui lui permet d’aller faire l’animation dans différentes restaurants ou fêtes foraines, sous le nom de Whistling Sam. 

Et c’est dans un restaurant chinois de Los Angeles qu’il attire l’attention d’un client qui se trouvait complètement par hasard : le patron du label Tempo Records, qui sait reconnaître un succès quand il en voit un...

 

Brother Bones & His Shadows, “Sweet Georgia Brown” (Tempo Records - 1949)

Tony Sheridan & The Young Beatles (1965 - Polydor)

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