Anatomie d'un titre

Du lundi au vendredi à 21h
Manon Brimaud

How Deep Is the Ocean - la renaissance d'Irving Berlin

Dans les années 20 aux Etats-Unis, tout le monde savait qui était Irving Berlin. 

L’homme qui transformait les partitions en or, un compositeur incontournable, bref une véritable star de l’édition et de la production que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter. 

Jusqu’à ce qu’un tragique événement ne vienne lui couper les ailes. En 1928, le décès de son fils, à seulement trois semaines, plonge Berlin dans une profonde dépression. 

Pour ne rien arranger, l’Amérique des Années Folles, qui avait dansé au ryhtme de ses compositions, semble suivre encore une fois, et malgré lui, la partition d’Irving Berlin. Alors qu’il est au fond du trou, l’Amérique sombre dans la Grande Dépression. Les ventes de partitions s'effondrent et Irving Berlin, dans son malheur, se met pour la première fois à douter de lui. 

Et, comme souvent dans ces cas-là, c’est l’entourage qui laisse entrer un peu de lumière dans les ténèbres. Concernant Berlin, c’est son ami Max Winslow qui ouvre la fenêtre en retrouvant dans ses placards une chanson que Berlin avait composée et enregistrée quelques années plus tôt : Say It Isn’t So. Il la propose au chanteur Rudy Vallee, au top de sa notoriété à ce moment-là, qui l’adore, l’enregistre et la place en tête des ventes ces année-là. 

De quoi nous requinquer Irving Berlin. 

Il reprend le fil presque là où il l’avait laissé, en ressortant notamment les partitions de To My Mammy, et s’arrête sur une question du deuxième couplet… 

Marvin Gaye, The Soulful Moods of Marvin Gaye (Tamla Records - 1961)

Bill Evans, Explorations (Riverside - 1961)

Ben Webster Meets Oscar Peterson (Verve - 1959)

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