Lundi 22 juin 2026 par Laurent Sapir

La peste sur un air de jazz...

La peste comme "standard", et mille et une variations autour.... En dépliant toute une philosophie de l’histoire à partir du carnage démographique des années 1347-1352, Patrick Boucheron ouvre un immense champ des possibles.

 

La peste sur un air de jazz ? L'historien médiéviste et professeur au Collège de France Patrick Boucheron n'a pas rechigné au défi lorsque notre antenne a voulu à son tour se faire l'écho de son magistral Peste noire paru en début d'année. Son approche transdisciplinaire et orchestrale de l'événement, mais aussi sa conception d'un "temps défait" — « Il n'y a pas d'après-peste comme il n'y a pas d'après-guerre : on ne vit pas après, on vit avec » — avaient de quoi nourrir un échange fécond avec un esprit plus attentif aux syncopes, aux variations et aux polyphonies de l'histoire qu'aux ruptures trop nettes, si souvent synonymes de raccourcis, surtout lorsqu'il s'agit d'analyser les manifestations antijuives qui ont accompagné les temps épidémiques qu'il observe. Cette méfiance à l'égard des raccourcis et d'une certaine forme d' "histoire inflationniste" n'aurait sans doute pas déplu à un autre historien médiéviste, Marc Bloch, dont l'entrée au Panthéon est évoquée à la fin de cet entretien.

 

-La réception de Peste noire a-t-elle dépassé, selon vous, la seule question historique et historiographique ?

-Au-delà de l'enjeu historiographique consistant à écrire une histoire débordant les cadres chronologiques et géographiques habituellement assignés à cet événement — la peste noire en Europe entre 1347 et 1352 —, autrement dit une histoire mondiale d'un phénomène de plus longue durée, j'avais effectivement un objectif historiographique : essayer de vérifier une fois de plus ce que l'Histoire peut dans ce genre de sujet. Mais je n'ignorais évidemment pas que cela entrerait en résonance avec certaines de nos hantises après le Covid. Ce qui m'a interrogé, au fond, c'est qu'il y a quelque chose, dans la réception de ce livre, qui dépasse la seule question historique ou historiographique et qui pose la question de la capacité des sociétés humaines à faire face à la catastrophe.


-Quelques mois après la publication de Peste noire, l'actualité s'est soudain remise à parler d'un navire, de rongeurs et d'un risque épidémique avec l'affaire de l'hantavirus. Sans comparer les deux situations, ce type d'épisode ne vous a-t-il pas fait penser que nous continuons à penser les maladies à travers des imaginaires récurrents ?

-Le feuilleton de l'hantavirus montre que, si tout oppose au fond les agents pathogènes, les modes de transmission ou les contextes sanitaires, tout est différent à chaque fois dans l'histoire des épidémies. Et pourtant, rien ne change dans la manière dont nous les racontons. Ce qui demeure, ce qui est toujours déjà là, c'est le récit épidémique. Vous évoquez les navires qui peinent à trouver un port où mouiller, les rats, la hantise, l'angoisse, la mort... Tout cela réactive des imaginaires très anciens. Mais cela conforte aussi une idée qui m'a accompagné pendant l'écriture du livre : il faut se placer à la fois dans une position de savoir et dans une position de non-savoir. Une position de savoir historique, enrichie et débordée par la médecine, les sciences de l'environnement ou la génétique. Mais aussi une position de non-savoir, qui consiste à se mettre à la hauteur des affligés, des malades ou des endeuillés.

La peste est toujours deux choses à la fois. C'est une maladie dont nous connaissons aujourd'hui le mode de propagation, les mécanismes de transmission, l'agent pathogène — découvert par un pasteurien à Hong Kong en 1894 — et dont on peut faire l'histoire scientifique. Mais c'est aussi un nom terrible qui gronde : peste. Et ce mot est toujours disponible pour métaphoriser autre chose. On a parlé de peste brune, de peste gay à l'époque du sida... La peste est toujours disponible pour raconter ce qui nous arrive.

-Ce que beaucoup de lectrices et de lecteurs ont retenu, c'est cette idée de « temps défait », à rebours de la conception classique de l'événement. Vous expliquez que la peste a certes cisaillé les existences, mais qu'elle ne répond pas à quelque chose de forcément métronomique : il n'y a pas toujours un avant et un après clairement identifiables. Je vois que vous réagissez au terme "métronomique"...

-Je réagis au terme "métronomique" parce que c'est un mot de musicien et que, d'une certaine manière, je vois bien que ce qui est en jeu, ce n'est pas forcément l'arythmie, mais en tout cas les syncopes de cette histoire. S'il y a quelque chose de commun entre l'histoire d'une épidémie, ou l'histoire de manière générale, et le jazz, c'est l'art de la variation. Les standards sont toujours les mêmes. Je pense que le standard de la peste a été écrit une fois pour toutes par Thucydide dans La Guerre du Péloponnèse, lorsqu'il décrit la peste des Athéniens en 430 avant notre ère — même si ce n'est pas une peste au sens médical du terme. À partir de cette matrice narrative, on peut imaginer toutes les variations possibles, et elles ne sont pas strictement scandées par un métronome qui dirait l'avant et l'après.

-Il y a aussi dans le jazz des micro-retards, des anticipations, des accords déplacés...

-C'est pour cela qu'à la fin du livre, dans « Le temps des faits », je mets en regard deux modèles de récit. Il y a celui de Pétrarque, qui correspond à un temps séparant radicalement l'avant de l'après. Il est même prêt à redater toute sa correspondance à partir de 1348, l'année de la mort de Laure. Pour lui, c'est l'an zéro : ensuite viennent l'an 1, l'an 2, l'an 3... Par opposition à cette manière très tranchée de penser l'événement, j'adopte plutôt le point de vue de Guillaume de Machaut, qui est lui aussi poète, exactement contemporain de Pétrarque, mais qui écrit de la musique. Son Jugement du roi de Navarre s'inscrit dans l'univers polyphonique de l'ars nova. Avec lui, le temps ne se succède pas à lui-même : il s'enrichit, il s'empile, il se compile.

-Vous mobilisez la génétique, l'archéologie, la paléoclimatologie, l'histoire sociale, l'histoire politique... Dans cette "histoire totale", ce qui relie tous ces savoirs ne ressemble-t-il pas à un grand orchestre de jazz ? Avec, peut-être, pour l'historien, la nécessité de garder la main sur la partition ?

-L'historien chef d'orchestre ? Je n'irais peut-être pas jusque-là. Mais chacun peut effectivement avoir sa partie, sa partition, son solo même, pourquoi pas. Cela reste une histoire totale, sans doute, mais une histoire hétérogène. Une histoire qui ne va pas se chanter à l'unisson, pour continuer à filer la métaphore musicale. Je crois qu'il faut penser de manière globale et hétérogène. Penser ce que j'appelle le "tout-monde", en empruntant à Édouard Glissant cette poétique de l'histoire où le tout se reflète dans les détails, mais où chaque détail ne dit pas le tout du tout. Par conséquent, il ne s'agit pas de raconter la peste vue du ciel. Il ne s'agit pas de faire une histoire vague, globale et transdisciplinaire. Ce qu'il faut saisir, au contraire, c'est tout ce qui est discordant.

Ce qui m'intéresse également, c'est de rendre intelligibles — à commencer pour moi-même — les résultats récents de la recherche, notamment en génétique ou en génomique des populations. Mais je n'attends pas de la science qu'elle réponde aux questions des historiennes et des historiens. Elle peut déplacer ces questions, les compliquer, les enrichir. Mais la réponse à une question historique ne peut être qu'historique. Toute la question est donc de savoir comment on organise cette conversation scientifique, et comment l'écriture de l'histoire peut en rendre compte.

-L'une des surprises du livre, c'est que face à une mortalité inimaginable, vous ne décrivez pas des sociétés en panique. Est-ce que notre imaginaire de la catastrophe est en partie faux ?

-C'est un imaginaire. Ce qu'on attend de la peste, c'est qu'elle désorganise les sociétés comme Thucydide l'avait décrit pour Athènes. C'est parce que Boccace, l'auteur du Décaméron, qui écrit dans l'effet de souffle de la peste de Florence en 1350, a lu Thucydide, et parce qu'il veut qu'on croit qu'il a vu la peste, qu'il la décrit non pas comme il l'a vue, mais comme il l'a lue chez Thucydide. C'est cela, un récit-cadre : un récit qui contraint d'une certaine manière notre perception. On attend des malades de la peste au XIVᵉ siècle qu'ils se conduisent comme des pestiférés, au sens où on l'entend aujourd'hui : des gens paniqués, accablés par la culpabilité, effrayés par le péché et le châtiment, et qui défont la société. Ce n'est pas du tout ce que les archives donnent à voir.

Ni les archives des textes, ni celles du sol. Ce que montre par exemple l'archéologie funéraire — et c'est quand même très frappant —, c'est que même au pire moment, au moment paroxystique de cette grande mortalité qui tue en cinq ans 60 % de la population européenne, les gestes du deuil et les gestes funéraires sont respectés. On fait les gestes. La société s'adapte à la mort de masse. Si c'est une surprise pour le lecteur ou la lectrice, ça l'est aussi pour moi.

-Et pourtant, il y a cette image de la danse macabre qui suggère le chaos...  

-Justement, la danse macabre est une image que nous associons à la peste, mais qui vient après la peste, et même bien après. Les premières représentations de cette farandole des états du monde — où les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres sont réunis dans une même et terrible indifférence — n'apparaissent pas avant les années 1420-1440. Ce sont précisément ces effets différés qui font, pour moi, le temps défait de la peste.

-Qu'est-ce que la peste produit en termes de gouvernement des hommes ?

-C'est évidemment la question que je me suis posée. Je ne suis pas un historien de la médecine, mais un historien des pouvoirs. Ma première interrogation sur cet événement — que je voulais considérer comme un événement et non comme un simple contexte ou une circonstance — était la suivante : une cause aussi considérable du point de vue démographique et social a-t-elle eu des conséquences politiques qui lui soient proportionnées ? Et la réponse est non. D'ailleurs, nous le savons bien. Si la peste avait tout changé dans la manière de gouverner les hommes, nous raconterions notre histoire politique ainsi : avant 1350, les gouvernements de l'Europe monarchique étaient organisés de telle manière ; après 1350, ils le sont autrement. Ce n'est pas le cas. On continue à croire aux mêmes dieux, à obéir aux mêmes lois et à être fidèle aux mêmes rois.

-Et pourtant, vous citez souvent Michel Foucault et la manière dont les épidémies rendent possibles de nouvelles formes de surveillance ou de contrôle. N'y a-t-il pas malgré tout une inflexion ?

-Bien sûr que si. Mais pas immédiatement. Le premier exemple de quarantaine organisée, où l'on commence à contrôler la circulation des hommes et des marchandises, apparaît à Dubrovnik en 1377. Au fond, l'histoire politique aujourd'hui consiste moins à découper des périodes qu'à ouvrir des possibilités. Vous évoquez Michel Foucault : il disait des événements politiques qu'ils étaient des possibilités de discours. Pendant qu'on vit quelque chose, on se permet de dire autre chose. Or ce que l'on se permet de dire peut être l'attirance pour un gouvernement plus autoritaire, plus coercitif. Il existe effectivement un gouvernement des temps de peste qui peut favoriser — même si ce n'est pas systématique — une conception plus quadrillée, plus contrôlée de la société.
 

-Vous retracez les manifestations antijuives de l'époque, mais sans faire dans l'anthropologie et les réduire à une histoire des mentalités ou à une simple logique de bouc émissaire. Vous leur donnez une signification politique. Qu'est-ce qui, dans cet aspect dramatique de la peste, prolonge votre réflexion générale ?

-L'anthropologie nous sert à penser, mais ne nous dispense pas de penser. Je n'ai rien contre la théorie du bouc émissaire. Elle a été formulée par René Girard et elle est beaucoup plus complexe qu'on ne le croit généralement. Ce n'est pas simplement l'idée de se passer les nerfs sur une victime sacrificielle ; elle est liée à ce qu'il appelle le désir mimétique. En revanche, je suis très critique envers l'usage paresseux que l'on fait souvent de cette théorie, parce qu'il permet de se déclarer quitte du phénomène.

Or le phénomène est considérable. Le milieu du XIVᵉ siècle connaît une flambée de massacres et même de volontés d'annihilation des communautés juives à une échelle inédite. Parfois, on tue des juifs avant même que la peste n'ait atteint une ville. Bien sûr, on retrouve les mêmes stéréotypes : le complot juif, les puits empoisonnés, toutes ces figures que l'histoire ne cesse malheureusement de reproduire. Mais ce que j'essaie de montrer dans ce chapitre — sans doute le plus difficile du livre, mais aussi celui auquel je tenais le plus —, c'est que nous n'avons pas affaire à des foules archaïques et désordonnées prenant spontanément d'assaut les quartiers juifs en Allemagne, dans la France méridionale ou en Catalogne.Le plus souvent, il s'agit d'actions coordonnées par les pouvoirs. On peut donc en faire une histoire politique.

C'est aussi le moment où l'antijudaïsme traditionnel des sociétés chrétiennes trouve des justifications raciales. On cherche à faire croire que les communautés urbaines sont des corps qu'il faut immuniser contre le mauvais sang, contre l'empoisonnement. La haine des juifs prend alors une dimension raciale. C'est là que s'invente, d'une certaine manière, quelque chose comme l'antisémitisme moderne.

-Un médiéviste peut donc nous aider à comprendre des enjeux contemporains. C'était aussi le cas de Marc Bloch ?

-Oui. Marc Bloch aidait à comprendre les enjeux contemporains, et il aidait aussi à comprendre le temps présent depuis le Moyen Âge. Son Moyen Âge ne tenait pas en place. Il a voulu défendre l'Histoire, défendre la vérité historique. C'est ce qu'il a voulu que l'on grave sur sa tombe. Il aimait la vérité, il chérissait la vérité, mais plus encore, il voulait fonder l'histoire comme science, avec les moyens qui étaient les siens à l'époque : essentiellement les sciences sociales, la sociologie, l'économie. Mais il s'intéressait aussi à la chimie, à la physique, à la biologie.

Si l'on veut suivre sa leçon aujourd'hui, il faut faire deux choses. D'abord, rendre l'écriture de l'histoire contemporaine de la science d'aujourd'hui, et non de celle d'hier. Ensuite, défendre la scientificité de la discipline historique sans renoncer à en faire une forme littéraire. Marc Bloch disait, au début de L'Apologie pour l'histoire, qu'il fallait rendre son vocabulaire serviable, parler du même ton aux doctes et aux écoliers. Il y a là une mission de transmission qui me paraît essentielle. Il y a aussi une autre idée toujours inspirante : pour Marc Bloch, l'histoire n'est pas la science du passé, mais la science du changement social, la science des hommes dans le temps. Ce que j'ai tenté de faire avec Peste noire, c'est de ramener cet événement du passé jusqu'à nous. C'est peut-être pour cela que les lectrices et les lecteurs le prennent pour eux. Car la peste noire, si on la saisit comme un événement global, elle est toujours en cours.

-Un siècle après leur publication, quelle est selon vous l'idée des Rois thaumaturges qui continue le plus à travailler les historiens ?

-Marc Bloch était un irréductible rationaliste. Les rois thaumaturges, c'est ce qu'il appelait une erreur collective : la croyance selon laquelle les rois pouvaient guérir les écrouelles par simple contact. On pourrait dire qu'il est une sorte de "fact-checker" du passé. Il s'intéresse aux fausses nouvelles, comme il le faisait déjà dans son article de 1921 sur les fausses nouvelles de guerre. Mais ce n'est pas seulement cela. Pour Marc Bloch, faire œuvre d'historien face au mensonge ne consiste pas simplement à le dénoncer. Il faut comprendre pourquoi on y croit. Pourquoi on a envie d'y croire. Et pourquoi celles et ceux qui y croient ne sont pas nécessairement les plus ignorants.

C'est ce qu'il avait déjà observé pendant la Première Guerre mondiale. Les premières victimes des fausses nouvelles n'étaient pas toujours les soldats du rang. C'étaient parfois les officiers eux-mêmes. Ce qui demeure extraordinaire chez Marc Bloch, c'est sa manière de saisir les croyances collectives sans les rabattre sur une simple opposition entre dominants et dominés. C'est ce qui rend l'exercice de l'histoire à la fois critique et fraternel.

-Et l'on peut donc à la fois écrire Les Rois thaumaturges et L'Étrange Défaite...

-Il l'a fait, en tout cas. Nous célébrons Marc Bloch comme un historien exceptionnel. Et ce qui est exceptionnel chez lui, c'est qu'il a su conjuguer la responsabilité envers le passé et la responsabilité envers le présent. C'est la double responsabilité des historiennes et des historiens : être fidèle à la vérité historique du passé tel qu'il fut, mais aussi savoir la dire aujourd'hui dans des termes compréhensibles et partageables. Je pense que l'on peut s'encourager de l'exemple de Marc Bloch sans pour autant s'en autoriser. La lucidité dont il fait preuve dans L'Étrange Défaite, écrit à chaud en 1940, est une lucidité exceptionnelle. On dit souvent que les historiens ne sont pas mieux armés que les autres pour diagnostiquer le présent. Marc Bloch, lui, possédait cette lucidité-là. Ils sont rares, ceux qui la possèdent. Il faut donc essayer de comprendre ce qu'il trouvait dans le passé qui lui permettait de comprendre si bien le présent.

(Entretien avec Patrick Boucheron, Collège de France, 16 juin 2026)

 

EXTRAIT DE PESTE NOIRE

"Il est si facile, avec la peste comme avec les autres  épidémies catastrophiques, de se laisser gagner par l'inflation des imaginaires, et même de surenchérir sur eux. Et si on ne le fait pas, on pourrait comme Chateaubriand reprocher au fléau de manquer d'imagination. On pense aussi à la description du COVID comme  "un virus sans qualités" par un autre écrivain réactionnaire, Michel Houellebecq : "Cette épidémie avait beau faire quelques milliers de morts tous les jours dans le monde, elle n'en produisait pas moins la curieuse impression d'être un non-événement." Car elle "réussissait la prouesse d'être à la fois angoissante et ennuyeuse". Les chapitres qui précèdent l'ont-ils été également, en décrivant les sociétés d'après la peste comme des sociétés en mouvement, en tension, mais nullement en panique ? Pas de changements sociaux à grands spectacles, pas de mutations politiques tranchées et définitives, pas de frénésie rituelle ni de bouleversements religieux. Ces interprétations déflationnistes ne paraîtront décevantes qu'à ceux qui pensent qu'être historien, et l'être intensément, c'est constamment donner de la voix, hausser le ton, ajouter avec véhémence du discours au discours, saturer l'interprétation, surcharger le sens."

Peste Noire, Patrick Boucheron (Le Seuil). Coup de projecteur sur TSFJAZZ, mardi 23 juin 2026 (13h30)