Il s'appelait Wingy Manone, un type qui avait l’habitude de dire : “je réfléchis mieux sans mes chaussures”, ou encore, “tout ce qui m’intéresse c’est comment compter tout le fric que je vais gagner en soufflant dans ma trompette”! Il avait connu les débuts du jazz à la Nouvelle Orléans, trichait aux cartes et composa l’un des riffs les plus célèbres de l’histoire du swing, celui d'In The Mood de Glenn Miller. Ami de Louis Armstrong, qu’il emmenait voir des films d’horreur au cinéma, Wingy Manone a connu des hauts et des bas. Beaucoup le prenaient pour un rigolo, un “funny cat”, et quand les uns louaient son sens du swing d’autres fustigeaient son manque de goût. Et sinon, la légende disait vrai : Wingy Manone n’avait vraiment qu’un bras ! Une nouvelle enquête de David Koperhant, l'inspecteur du jazz.