George Benson at Casa Caribe -1973
Sa première performance était au ukulele, à 7 ans, dans un drugstore de sa Pennsylvanie natale. L’année suivante il commence la guitare et l’année d’après, il sort son premier album. On est en 1952, et il répond au doux nom de “Little George Benson”.
Malgré tout, la graine de star va au lycée comme tout le monde. A la seule différence que, le soir, quand ses amis rentrent sagement faire leurs devoirs, lui, fonce dans les clubs se former au jazz qu’on a appelé depuis le “straight-ahead”. Littéralement le jazz “tout droit”, métaphoriquement sans détours et concrètement plutôt traditionnel.
Mais n’allez pas croire que George Benson est un conservateur. C’est même tout le contraire. A ce moment-là, son musicien préféré de toute la terre c’est Hank Garland, guitariste de country-jazz (oui, ça existe).
N’imaginez pas non plus qu’il fait son entrée sur la pointe des pieds. “The New Boss Guitar of George Benson”, voilà un nom à la hauteur du premier album solo de la future vedette. Il est tout juste majeur et comme toutes les étoiles montantes, il n’a pas le temps. En 4 ans, il monte son propre quartet, sort deux albums sur le label le plus stylé de l’époque, Columbia, qui a gravé l’explosion artistique des sixties de “Kind of Blue” de Miles Davis, au “Freewheelin’” de Bob Dylan, sans oublier le “Mr Tambourine Man" des Byrds. Avec Benson, ils savent qu’ils tiennent une pépite. Pour son premier album en quartet, ils le présentent comme “le guitariste le plus excitant de la scène jazz actuelle”, avant de produire le deuxième dans la foulée. Le “George Benson Cookbook” qui tapera l’oreille du chasseur de tête le plus aiguisé du jazz, le trompettiste Miles Davis, qui l’embauche alors pour un titre de son “Miles in the Sky” alors en préparation.
Et ce n’est que le début. Parce-qu’après ça, arrivent les années 70. La trentaine, l’âge de la maturité tout ça, et l’appel du jazz-funk façon west coast qui le propulse au rang de star internationale. La date officielle du sacre, c’est 1976, avec la sortie de “Breezin’” et les trois Grammy qui vont avec. Entre-temps, il sort un album par an, chaque fois avec un groupe différent, et que des grands noms.
Sans oublier ce qui nous intéresse le plus dans Jazzlive : les tournées.
Ce soir dans Jazzlive, on le retrouve à la Casa Caribe, petit club de Plainfield, New Jersey, où se produisait notre héros du soir au printemps 73. A ses côtés, un quartet monté pour l’occasion : George Duvivier à la contrebasse, Al Harewood à la batterie et Mickey Tucker, complètement déchaîné au piano. Sans doute l’effet George Benson.
Préparez-vous, ça risque de vous le faire aussi, dès 21h sur TSFJAZZ…
George Benson Quartet, Live at Casa Caribe (Chappelle Music - 2018 - rec. 1973)
George Benson - guitare, voix
Mickey Tucker - piano
George Duvivier - contrebasse
Al Harewood - batterie