Pour l'amour de Gil Evans
Gil Evans, c’est toute une approche de l’écriture, de l’arrangement et de la direction d’orchestre. Une vision moderne, ouverte et singulière, autant pétrie de bebop que d’impressionnisme. En cours de route, il a même ajouté l’héritage de Jimi Hendrix.
C’est aussi, bien sûr, la collaboration avec Miles Davis, à travers des disques cultes. Et une série d’albums sous son nom. Notamment « The Individualism of Gil Evans », qui rassemblait du beau monde, en 1964, de Wayne Shorter à Kenny Burrell.
Ce répertoire a été très peu joué sur scène. Et pour cause : les partitions ont disparu. Mais oui, vous avez bien entendu : elles ont été perdues juste après l’enregistrement.
Et c’est là qu’on arrive à notre époque.
Le batteur David Georgelet est dingue de ce disque ! Alors il s’est lancé le défi de retranscrire l’essentiel des morceaux et de les interpréter en concert. Ce qu’il a réussi à faire, avec le soutien des Conservatoires d’Orléans et de Caen.
Il y a eu deux représentations.
La première avec des élèves, dans l’esprit originel de l’œuvre.
Et l’autre en petite formation : avec Yoni Zelnik à la contrebasse, François Chesnel au piano et Thierry Lhiver au trombone.
Ce quartet est au cœur de l’album « Live For Gil » qui sort demain, et qu’ils présentent en concert les 16 et 17 janvier sur la scène du Charbon, à Courseulles-sur-Mer…Et dès ce midi dans notre Deli Express !