On the Sunnyside of the Street - the dark side of Fats Waller
Prenez une veste, attrapez votre chapeau et laissez vos soucis à la porte. Ce soir on va se promener On the Sunnyside of the Street!
C’est LA chanson anti-dépression par excellence. Anti Grande Dépression même. Avec des paroles qui laissent deviner tout un pan de l’histoire états-unienne.
Au lendemain du krach de 1929, la crise n’épargne personne. Les banques sont vides, les usines sont à l’arrêt et 14 millions de personnes perdent leur emploi.
Évidemment, les musiciens noirs sont parmi les premiers touchés. Alors ils se mettent à vendre des mélodies sous le manteau, comme ça, pour se faire de l’argent rapide. Et on a quelques indices qui nous laissent penser que Fats Waller étaient de ceux-là. En 1929, il a 25 ans et, même s’il n’est pas encore la vedette qu’il deviendra, il est déjà une figure importante de la scène newyorkaise.
Et - vous m’avez vu venir - la légende raconte que ce serait lui le véritable auteur de On the Sunnyside of the Street, et qu’il l’aurait vendu à Jimmy McHugh, célèbre compositeur de Broadway, pour une bouchée de pain. Enfin, je dis la légende, mais en réalité, la légende s’appelle Maurice Waller et n’est autre que le fils du pianiste, qui racontait à qui voulait l’entendre que son père avait regretté toute sa vie d’avoir vendu On the Sunnyside of the Street, surtout en voyant le succès immédiat de la chanson.