Au milieu des années 40, la police de New-York met la 52ème rue en coupe réglée, et les heurts entre flics et jazzmen sont fréquents. En réalité, raconte Aidan Levy dans sa colossale monographie de Sonny Rollins, cela fait plusieurs mois que la police surveille la Rue du jazz et met la pression aux patrons de clubs. Des attroupements de musiciens noirs sur le trottoir ? Non merci. “Qu’ils restent à Harlem” ! Résultat, la tension monte, la police fait fermer les clubs sous couvert de lutte contre la drogue, et des musiciens sont passés à tabac. Entre chantage au permis de travail et brigade des stups particulièrement zélée, la lutte fait rage à Manhattan. Décidément, il y a du rififi sur la 52ème rue.