Qu'ont en commun Miles Davis, Louis Armstrong, Chet Baker, Sidney Bechet, Billie Holiday, Anita O’Day, Frank Sinatra, Thelonious Monk, Bud Powell, Dexter Gordon, Sonny Rollins, Art Blakey, Philly Joe Jones et Art Pepper ? Et bien oui, toutes ces légendes du jazz ont eu affaire à la police et toutes ont, un jour ou l’autre, dormi derrière les barreaux. Bagarres, agressions, règlements de comptes, violences domestiques, braquages, stupéfiants : les jazzmen furent impliqués dans toutes sortes d’affaires, des plus louches aux plus sordides. Mais ils furent aussi victimes de l'excès de zèle, voire de l’acharnement de la police. Dans tous les cas, les histoires que nous allons vous raconter en disent long sur le climat délétère dans lequel les artistes de jazz ont évolué, cette Amérique ségrégationniste et violente qui ne leur a pas fait de cadeau. Même Ella Fitzgerald, pourtant au-dessus de tout soupçon, a eu le droit à son séjour à l’ombre !