Plongée, en cette l'avant-veille du 1er novembre, dans l'atmosphère d'un film noir à l'ancienne, Le Voyageur de la Toussaint, sorti sous l'Occupation en 1943 : l'adaptation d'un roman de Georges Simenon, réalisée par Louis Daquin, avec une musique signée Jean Wiéner, formidable passeur entre jazz et classique. Laurent Sapir revient sur l'histoire incroyable de ce film, et sur le destin de ce compositeur qui, parce que juif, est obligé de se cacher pour venir voir en douce les rushes du film et composer sa musique dans le plus grand secret.