Les Matins Jazz

Du lundi au vendredi, de 6h à 9h30
Laure Albernhe, Mathieu Beaudou et Marine Gibert
Lundi 11 mai 2026 | 06:00 - 09:30

il y a 25 ans, Christiane Taubira défendait au Parlement la loi qui porte son nom

Hier, le 10 mai, c’était la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions, 25 ans après le discours historique au Parlement de celle qui a donné son nom à la loi qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, Christiane Taubira, qui était alors députée de Guyane. Dans un entretien publié ce weekend sur le site du Monde, elle estime que cette loi a profondément changé la société française en permettant enfin de nommer cette histoire de l’esclavage et de la traite négrière, de l’enseigner et de soutenir la recherche universitaire.

Cette Loi Taubira adoptée par le parlement le 10 mai 2001 a ensuite été officiellement promulguée le 21 mai. 

C'est aussi le début du 4e volet d’un vaste projet mené par le Musée d’histoire de Nantes au Chateau des Ducs de Bretagne : « Expression(s) décoloniale(s) » nous invite à relire l'histoire en “décolonisant notre regard”, c’est-à-dire en changeant de prisme. Et la meilleure façon de le faire dans ce musée dédié à l’art et à l’histoire, c’est d’inviter des artistes et des historiens à présenter leur projet. C’est le cas de l’historienne béninoise Lylly Houngnihin, qui nous accueille dans l’expo avec des textes mêlant histoire, mémoire et poésie, à partir d' objets choisis dans le parcours permanent. C’est donc une approche très concrète. A partir de tissu indigo, elle nous parle notamment ce matin de l’objectif de l’esclavage qui n’était pas seulement de déporter de la main d’œuvre mais aussi des savoir-faire.

Avec Olivier Celik, du magazine L'Œil, on parle aussi de l'étonnante artiste suédoise Hilma af Klint, à l'honneur au Grand Palais, une expo qui vient de débuter? A ne rater sous aucun prétexte! Il est aussi question de la Biennale de Venise, du Gala du Met à NYC et de l'expo du peintre espagnol Joaquin Sorolla à Toulouse.  

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