Le "Black Bricolage" du photographe Johny Pitts à la MEP
À la Maison européenne de la photographie à Paris, l’Anglais Johny Pitts présente son projet Black Bricolage, des photographies, carnets et documents témoignant des expériences noires en Europe et au-delà, sur les deux dernières décennies. A Paris, Bruxelles, Londres, la ville où il réside, Berlin, Amsterdam, Moscou, Lisbonne mais aussi Salvador de Bahia ou le Sud des Etats Unis, il interroge l’identité noire, les réalités afro-européennes, afro-diasporiques souvent invisibilisées ou mal représentées. Lui-même estime que la découverte de son “afropéanité”, le fait d’etre donc un Européen d’origine africaine, l’a “encouragé à se considérer comme entier, sans trait d’union. (…) Nul besoin d’ajouter « métisse ceci » ou « à moitié cela » ou « noir quelque chose ». Et pour cause : être noir en Europe ne voulait pas forcément dire que l’on était immigré. »
Peut-on encore croire ce que l’on voit ? À quoi faites-vous confiance pour comprendre le monde ? Vos yeux, votre cerveau, les réseaux sociaux, les intelligences artificielles ? Ce sont les questions que nous pose le magicien Thierry Collet, et qu’il va poser à partir de ce soir à la Grande Halle de la Villette, à Paris, dans son spectacle “Faux Faire Faux Voir”. Un spectacle magique, donc, mais aussi cognitif, connecté, qui interroge nos perceptions, nos croyances et les nouveaux outils qui fabriquent nos réalités.
Hier, c’était la 37ᵉ cérémonie des Molières, une cérémonie plutôt élégante, sans scandale, sans polémique, mais discrètement politique, puisque le Palmarès a mis en avant un théâtre inscrit dans le monde et la société : plusieurs récompenses, dont le Molière du théâtre privé sont allées à la pièce « Le Procès d’une vie », présentée au Théâtre du Splendid, qui retrace le combat pour l’avortement de l’avocate Gisèle Halimi. Le Molière du théâtre du théâtre public est revenu à « I Will Survive », de Jean-Christophe Meurisse avec ses indomptables Chiens de Navarre, qui à sa manière insolente, aborde, sous la forme d’un procès aussi inspiré de faits réels, la question des violences sexistes. Et Laurent Laffitte, qui a été honoré pour sa prestation dans le spectacle musical La Cage aux folles créé au Théâtre du Châtelet par le metteur en scène Olivier Py, a voulu lui aussi ramener le propos de la pièce dans une réalité bien précise.