"Rue Vivian Maier" : quand une ombre scrute la ville
© Estate of Vivian Maier - Courtesy Les Douches la Galerie, Paris
Aujourd'hui, deux artistes au parcours presque inversé. D'abord, la photographe Vivian Maier. Jamais reconnue de son vivant, et n'ayant d'ailleurs pas cherché à l'être, cette nourrice franco-américaine est devenue après sa mort une icône de la street photography lorsqu'on a retrouvé ses près de 150 000 photos prises dans les rues de New York et Chicago entre les années 1950 et 1980. A l'occasion du centenaire de sa naissance, son regard acéré sur la ville et sa faune hétéroclite est au coeur de l'exposition Rue Vivian Maier aux Douches, La Galerie, à Paris. On écoute la directrice de la galerie, Françoise Morin, nous raconter le style inimitable de Vivian Maier, et le mystère qui continue d'entourer ses célèbres autoportraits, reflets fugaces saisis dans des miroirs et des vitrines de magasins.
Pianist George Shearing, in a publicity photograph from the 1950s - © Bruno Bernard
L'autre artiste du jour était, à l'inverse, un musicien incontournable de son temps. On lui doit l’un des standards les plus célèbres de l’histoire du jazz, Lullaby of Birdland… Et pourtant, il est aujourd’hui quelque peu oublié ! Il s'agit du pianiste anglais George Shearing, disparu le 14 février 2011 : demain marque donc le quinzième anniversaire de sa mort. L'occasion de rappeler la singularité de son style, et l'influence qu'il a eue sur les pianistes des générations suivantes, à commencer par Bill Evans.
Kenny Holston/The New York Times
Et oui, c'est demain c’est le 14 février c’est la St Valentin, mais on a choisi dans les Matins Jazz, de vous parler de la célébration de l’amour sous une autre forme. Le Black Love Day, c’est chaque année, le 13 février, et il s’agit pour les Africains américains, de témoigner de l’amour qu’ils portent à leur communauté. On vous raconte l’histoire de cette tradition assez récente née à Washington dans les années 90, à l'initiative de la militante Ayo Handy-Kendi.