Pas simple de sortir son épingle du jeu lorsqu’on évolue en trio, tant la formule a été magnifiée au fil du temps par d’innombrables légendes.
Notre invité est pourtant de cette trempe-là. Mais oui, Marco Mezquida appartient à la catégorie des pianistes qui font bouger les lignes.
Il y a d’abord son approche : virtuose et virevoltante.
Son éclectisme. Notre homme embrasse un spectre extrêmement large : du jazz à la pop, du classique au flamenco, en passant par la samba, la musique cubaine, le merengue...
Le tout est porté par une instrumentation originale avec Martin Melendez au violoncelle et Aleix Tobias aux percussions.
C’est l’équipe qui l’entoure depuis pile dix ans et avec laquelle il fait donc des merveilles sur son quatrième album, Tactil, une célébration du rapport presque charnel qui unit un musicien à son instrument. Et du pouvoir de la musique. De sa faculté à toucher les cœurs et les âmes.
Au lendemain de leur concert au Duc des Lombards, à Paris, quelle joie de d'explorer ce répertoire en leur compagnie.