Jesse Jackson, c'était quelqu'un
Il avait rencontré Martin Luther King Jr. en 1965, alors qu’il était étudiant à Chicago, et s’était rapidement engagé à ses côtés dans la lutte pour les droits civiques.
Jesse Jackson, mort hier à 84 ans, est devenu très vite l’une des grandes figures du combat contre la ségrégation raciale aux États-Unis, impliqué dans la politique et dans l’économie aussi, pour favoriser l’entrepeneuriat noir, il s’est engagé auprès du président démocrate Jimmy carter et s’est présenté deux fois aux élections présidentielles : “Mon électorat, ce sont les désespérés, les damnés, les déshérités, les déconsidérés, les méprisés.” Le révérend avait le sens de la formule et celui de l’oralité, gagné sur les bancs de l’église. Inlassablement, dans les meetings politiques et les rassemblements populaires, musicaux parfois, comme ici à Wattstax en 1972, il a répété ce poème : “Je suis quelqu’un / je suis peut etre pauvre /mais je suis quelqu'un / je vis peut etre de l’aide sociale/ mais je suis quelqu’un…”