The Lost City of Z

Le cinéma comme une cité perdue… Celle que poursuit dans sa quête Percy Fawcett, un explorateur britannique du début du XXe siècle convaincu que la civilisation amazonienne  qu’il a repérée est bien plus estimable que la toute guindée Angleterre victorienne… Celle, aussi, que James Gray arpente depuis plusieurs années avec ce film si compliqué dans sa mise en route et dont l’imaginaire emprunte autant à Apocalypse Now qu’à Aguirre ou la colère de Dieu.

The Lost City of Z prend dés lors rapidement l’allure de ces grands films malades sublimés par l’intelligence et la délicatesse d’un regard même si les avatars du tournage (Désistement de Brad Pitt comme acteur-vedette, rabotage budgétaire…) se ressentent à l’écran. On n’en demeure pas moins fasciné par l’obsession du cinéaste, aussi inspiré dans l’autopsie d’un empire britannique déclinant, via la Première Guerre Mondiale, que dans le portrait d’un individu à la recherche de l’inaccessible étoile, immunisé contre les préjugés raciaux et prêt à se sacrifier pour sa cause.

La dernière partie du film, à la fois dramatique, mystique et sereine, nous rappelle à quel point James Gray est un cinéaste infiniment attachant. On ne lui fera pas trop la gueule, cependant, s’il consent à revenir à des sujets plus contemporains.

The Lost City of Z, James Gray (Sortie en salles ce 15 mars)





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