Archive pour juillet, 2011

Premier bilan après l’apocalypse

Samedi, juillet 23rd, 2011

C’est toujours exténuant, les prophètes qui nous la jouent fin du monde… Frédéric Beigbeder, heureusement, ne consent à cette faiblesse que le temps d’une préface. Suant la plume à vouloir nous convaincre que le livre-papier est en phase terminale face à l’ogre de l’édition numérique, l’essayiste se fait peur tout seul. Mais ce n’est là [...]

Tom Harrell au Sunside

Mercredi, juillet 20th, 2011

Alors c’est aussi ça, le jazz… Un type seul dans sa tête, dans son monde, dans sa musique… Quand les autres font leur solo, il est immobile, prostré, momifié… Seules les lèvres, dirait-on, murmurent on ne sait quelle mélodie intérieure. Le menton est affaissé, les yeux sont cachés derrière des lunettes noires, du moins pendant [...]

La Piel que Habito

Dimanche, juillet 17th, 2011

A la fois chouchou des festivals et éternel retoqué dés qu’il s’agit de lui décerner la récompense suprême, Pedro Almodovar a encore fait le voyage pour rien au dernier festival de Cannes. Si la punition était méritée pour le prétentieux « Etreintes brisées », pétard mouillé du cru 2009, « La Piel que habito », qui sort en salles [...]

Mingus Mood

Lundi, juillet 11th, 2011

Sa peau le gratte, ses mains l’encombrent, il ne cesse de suer sa race, sa rage et son jazz contre la terre entière… Il ne vous rappelle rien, ce Charlie M. explosé de partout sous la plume de William Memlouk ? Le titre de l’ouvrage, de toute façon, annonce la « couleur » : c’est bien Charles [...]

Bird

Vendredi, juillet 8th, 2011

Il fallait bien, un jour, que le cinéma offre un pur cadeau au jazz… Il fallait bien que ce ne soit pas toujours le jazz qui rende service au cinéma sur le mode de l’illustration, genre « Ascenseur pour l’échafaud », ou alors comme prétexte à la nostalgie version Woody Allen… Entièrement dévolu à l’âme, aux tourments [...]

Melancholia

Dimanche, juillet 3rd, 2011

Il ne sera jamais Terrence Malick. Il a beau vouloir tutoyer lui aussi le cosmos, mettre en relation une trajectoire individuelle et les forces de l’infini et user jusqu’à plus soif  de Wagner, des grands maîtres de la peinture et de plans fixes qui se voudraient tétanisants de beauté, Lars Von Trier n’arrive pas, loin [...]