Dans le petit monde du Jazz on a pris l’habitude de tout étudier, analyser, critiquer et mettre-en-perspective-au-regard-de-l’histoire. Tout: Chaque soupir, chaque note et même chaque absence de note (voir ce Blog!!!)… Par exemple, le nouveau disque d’Antoine Hervé* contient une “notice explicative” de 7 pages, hors bio! Tout ça, alors que le concert de Trombone Shorty hier soir pouvait se résumer en un cri: “Yaaaakaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!”
Apparemment, Trombone Shorty (mélange de Will Smith, James Brown et Lenny Kravitz) ne pense pas à Katrina tous les matins en se rasant, ni à l’héritage musical de la Nouvelle-Orléans. Par contre, il a le souci de transformer son public en horde de kangourous dopés à la funkonite… Ça saute, ça danse, ça sue! Comprenez: ce n’est pas parce qu’on vient de Louisiane qu’on a forcement une tête de marée-noire. Halte au misérabilisme! La fête est encore à New-Orléans et elle prend la vie du bon coté, sans se soucier du poids de l’histoire… Même si hier-soir on a croisé, le temps de quelques pas de danse, un certain Louis Armstrong!!! Oh When The Saints…
*= I Mean You, notre disque du jour ce Vendredi.