Coltrane – A Love Supreme, de Paolo Parisi, sorti le 8 septembre 2010 aux Editions Sarbacane

Si le roman noir est rempli d’allusions au jazz, la vie des musiciens de jazz ressemble souvent à des romans noirs. Celle de Coltrane en est un exemple de plus.

En 128 pages, noir et blanc, Paolo Parisi raconte à sa façon l’histoire de John Coltrane, génie obsédé par sa création et torturé par la drogue.

L’auteur évoque l’enfance de John William Coltrane, qui nait en 1926 dans une famille modeste où la musique est omni présente. Puis, on assiste à l’ascension irrésistible de Coltrane, considéré dans les années 40 et 50 (avec Charlie Parker) comme le saxophoniste le plus révolutionnaire et le plus influent de l’histoire du jazz. On découvre un Coltrane qui cherche toujours à se dépasser, à innover et à briser les frontières, dans une quête permanente et quasi mystique d’absolu.

Dans les notes de pochette de A Love Supreme, qu’il signe lui-même, Coltrane précise : « Au cours de l’année 1957, j’ai fait l’expérience, grâce à Dieu, d’un éveil spirituel qui m’a mené à une vie plus riche, plus remplie, plus productive. À cette époque, j’ai humblement demandé que me soient donnés les moyens et le privilège de rendre les gens heureux à travers la musique. »

Coltrane a été béatifié par l’African Orthodox Church, c’est dire si son message a été compris et pris au sérieux !

« Je ne peux rien expliquer, tout est dans la musique » disait Coltrane.

Cela pourrait être la ligne directrice de l’album de Paolo Parisi. Il ne cherche pas à expliquer l’œuvre, ni le créateur, mais il se contente de le mettre en scène : dans sa vie familiale, dans ses passions amoureuses (Naïma en 1955, puis Alice MacLeod en 1963), dans ses relations avec ses musiciens et ses amis.

L’éditeur nous dit : « A l’image de cet artiste qui explorait sans cesse de nouveaux modes d’expression, cherchait de nouvelles sonorités, de nouveaux timbres et de nouvelles façons d’étendre la tessiture et la dynamique du saxophone, Paolo Parisi construit son récit en s’affranchissant de la forme, en agençant les ellipses et les retours en arrière en combinant l’improvisation avec la dynamique et de rythme narratifs. »

Le résultat est un style contrasté, dépouillé, mais très dense (la quantité d’informations et d’anecdotes est impressionnante),  Parisi a découpé son récit en quatre parties, autre allusion au « Love Supreme » de Coltane, qui est lui aussi découpé en quatre parties.

Un livre qui s’adresse aux fans de Coltrane, et de jazz en général, et qu’il faut évidemment lire en écoutant… « A love supreme »

Pour aller plus loin, l’excellente biographie de Coltrane sur Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Coltrane




3 réponses à “Coltrane – A Love Supreme, de Paolo Parisi, sorti le 8 septembre 2010 aux Editions Sarbacane”

  1. Emmanuel F dit :

    bonsoir Bob
    je connaissais pas Paolo Parisi , mais appreciant beaucoup Coltrane
    votre article donne envie de découvrir le livre.
    A+ d’ Emmanuel

  2. Emmanuel F dit :

    re coucou
    bienvenue à vous sur mon blog « jazz »

  3. admin dit :

    Merci Emmanuel ! A bientôt.
    Amitiés jazzistiques,
    Bob

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